Variété : Viola Tricolor

Famille des Violacées

Partie utilisée : Sommités Fleuries


Principales Utilisations :

En dermatologie : eczéma, séborrhée, Impétigo, acné...


DESCRIPTIF

La pensée sauvage est une petite plante herbacée annuelle de 10 à 30 cm de haut, à tiges anguleuses et ramifiées dressées ou bien rampantes. Les feuilles opposées, oblongues, sont crénelées avec un stipule à la base du pétiole. Les fleurs tricolores : blanc, jaune et violet (ressemblant en format réduit à celles de la pensée) sont longuement pédonculées, petites et solitaires, composées de deux pétales dressés (le plus souvent violets), deux pétales recourbés sur les côtés (souvent blancs), et un gros pétale inférieur (généralement jaune) en éperon. Les fruits sont des capsules s'ouvrant par 3 valves et contenant de nombreuses graines brunes.
Elle pousse de préférence sur les terrains sablonneux en plaine et en montagne (sols en friche, terrains vagues, prés, champs moissonnés, pâturages) jusqu'à 1.800 m d'altitude. Plante commune dans toutes les régions tempérées d'Europe, d'Afrique du nord, d'Asie occidentale et d'Amérique du nord.


COMPOSANTS

La partie aérienne fleurie de la pensée sauvage contient essentiellement des saponosides et des
flavonoïdes (auxquels elle doit ses propriétés diurétique et dépurative générale), des composés
salicyliques : notamment du salicylate de méthyle (qui lui donnent ses vertus cutanées en usage
externe), des mucilages (qui facilitent le transit intestinal) et du tanin.


PROPRIETES

La pensée sauvage a une longue histoire d'utilisation en médecine traditionnelle et herboristerie. Les préparations se font à partir de la partie aérienne séchée récoltée au moment de la floraison. La pensée sauvage contient 0,3 % d'acide acétylsalicylique et de ses dérivés (méthyl ester et violutoside), des acides phénolcarboxyliques tels l'acide transcafféique, l'acide p-coumarique et l'acide protocatéchuique; 10 % de mucilages (glucose: 35 %, galactose: 33 %, arabinose: 18 % et rhamnose: 8 %); 2,4 à 4,5 % de tanins, des flavonoïdes (rutine), des caroténoïdes, des coumarines, de l'umbelliférone, des saponines, de l'acide ascorbique et du tocophérol. Les dérivés salicylés et la rutine présents dans la pensée sauvage ont des propriétés anti-inflammatoires reconnues. Cette activité anti-inflammatoire de la pensée sauvage a été confirmée chez l'animal. De plus, la rutine peut se montrer utile dans le traitement de la fragilité capillaire.

L'indication thérapeutique la plus acceptée de la pensée sauvage est, en dermatologie, le traitement de l'eczéma, de la séborrhée, de l'impétigo, de l'acné et du prurit. La pensée sauvage draine les toxines présentes au niveau cutané et en facilité l'élimination rénale, mais aussi digestive par son action sur les voies biliaires et sur le transit intestinal. En application cutanée, la décoction de pensée sauvage est un traitement d'appoint pour soulager les irritations de l'eczéma (action des dérivés salicylés).

Elle est aussi utilisée dans les inflammations des muqueuses des voies respiratoires accompagnées d'une hypersécrétion (catarrhe): bronchite aigüe, trachéite, coqueluche, asthme. La pensée sauvage y a des propriétés expectorantes, attribuées à la présence de violine, qui a une activité éméto-cathartique.

Finalement, la pensée sauvage possède des propriétés laxatives et dépuratives, c'est-à-dire qu'elle facilite la digestion et qu'elle améliore la fonction des organes d'élimination, ou émonctoires : foie/vésicule biliaire, rein/vessie, intestins . Son action diurétique lui a donné un rôle dans la prise en charge de certaines cystites et de pathologies rhumatismales.

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